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L’importance de la science dans les œuvres de science-fiction.




            Le cinéma de science-fiction, comme son nom l’indique, mélange l’imaginaire avec la science qui est pourtant son opposée. En effet, la science semble rechercher la vérité. Même si certains sous-genres de la science-fiction n’ont aucune volonté de baser leur récit sur des théories établies, notamment « la science-fiction fantastique » dans lequel on retrouve des œuvres comme la saga de La guerre des étoiles. Cependant, certains réalisateurs et écrivains veulent mettre en scène des futurs et univers possibles et plausibles. Ainsi, nous allons nous intéresser à ces œuvres que l’on peut ranger dans la catégorie de la « hard SF », c’est-à-dire qu’elles contiennent des éléments vraisemblables au regard de l’avancée de nos connaissances scientifiques.  

Partie 3 : La tulipe, une obsession humaine

Double portrait with tulip, bulb, and shellMichiel Jansz van Mierevelt (1606)

Comment expliquer un tel attachement du peuple néerlandais à l'égard de la tulipe? L'épisode de la tulipomanie, qui est le point de départ de notre projet, et l'omniprésence de cette fleur dans l'art pictural hollandais poussent à se demander si cet attachement ne relève pas de l'obsession. Si oui, quels en sont les mécanismes, et pourquoi la tulipe?

Partie 2 : D'un engouement économique à une passion esthétique, la tulipe comme emblème de préciosité

Vanité, par Jacob Marrell (1611)

Si la bulle de 1637 a permis au peuple néerlandais de découvrir la tulipe : le lien qui les unit va bien au-delà d'une relation simplement économique. Abondamment représentée dans l'art pictural hollandais, la tulipe en est devenue un symbole, et cet amour singulier n'est pas sans lien avec les origines orientales de la fleur.

Tulipes précieuses : Introduction



Partie 1 : La Tulipomanie, coup de foudre légendaire


Une satire de la tulipomanie, par Jan Brueghel le Jeune (1640)
Introduite à la fin du XVIe siècle aux Provinces-Unies, la tulipe fait une entrée fracassante sur les marchés de bulbes néerlandais au début du XVIIe siècle, créant ce qui est aujourd'hui connu comme la première bulle spéculative de l'histoire. Cet épisode marque le début de la relation privilégiée qui persiste jusqu'à nos jours entre le peuple néerlandais et la tulipe.

Tulipomanie : folie des foules ou fable économique ?

Tulipe Semper Augustus, l'une des espèces rares de la Tulipomanie
À la fin du XIXe siècle, Émile Durkheim révolutionne les sciences sociales avec un principe simple : expliquer le social par le social. Il en fait une démonstration en 1897, lorsqu’il publie un des ouvrages majeurs de la sociologie française ; Le Suicide. Jusqu’alors considéré comme un phénomène purement psychologique, individuel, et presque irrationnel, Durkheim vient démystifier l’acte de suicide en en révélant l’aspect social. En réalité, la carte de l’irrationalité, ou de la psychologie des acteurs, semble être une solution de facilité récurrente dans les sciences sociales, lorsqu’une carence de concepts disciplinaires empêche de trouver une explication rationnelle à un phénomène observé. C’est ce que l’économiste Peter M. Garber reproche à ses pairs dans le domaine des bulles spéculatives : en finance, les « fondamentaux » sont des critères et des données qui permettent de déterminer, de prédire (dans une certaine mesure), ou d’expliquer a posteriori les variations de prix des titres sur les marchés financiers (actions, obligations, etc.). Mais certains épisodes caractérisés par une hausse fulgurante du prix d’un titre, suivie de sa chute brutale, échappent aux fondamentaux et ne trouvent pas d’explication économique rationnelle. Les économistes les appellent alors traditionnellement des « bulles », leur attachent souvent une vague explication de psychologie des foules, et un caractère irrationnel (et donc apparemment économiquement inexplicable). Comme Durkheim l’avait fait pour le suicide, c’est donc à la démystification des bulles spéculatives que Garber dédie son ouvrage Famous First Bubbles[1] : il veut expliquer l’économie par la science économique, et non par la psychologie. Son but est simple : étudier les trois « bulles » historiques les plus connues, et les plus souvent citées dans la littérature économique, pour déterminer si elles méritent, ou non, leur dénomination ; si elles ne peuvent réellement pas être expliquées par les fondamentaux économiques ; si elles révèlent véritablement l’irrationalité des individus. Nous nous intéresserons ici à la première de ces bulles, surement la plus connue, et celle dont l’explication rationnelle de l’auteur a le plus de mal à convaincre.

Le symbolisme des tulipes


Tulipomanie : Une obsession hollandaise pour la tulipe. (Première bulle spéculative de l’histoire).




Depuis des siècles, la tulipe fascine aux Pays-Bas. La tulipe est avant tout une fleur d’orient qui a symbolisé la noblesse et la richesse dans tout l’Empire Ottoman. Au 18e siècle, elle a été l’emblème d’une période surnommée « l’Age des tulipes ». Une époque où la haute société ottomane a pris goût pour cette fleur du mot tülbend en turc. La tulipe a donc été l’attrait de nombreuses civilisations dans l’histoire. Toutefois, concentrons-nous sur les Provinces-Unies du 17e siècle et sur une crise financière qui est l’emblème de cette « mania ». Une manie qui a pris place dans les grandes villes de la province hollandaise, Haarlem ou encore Amsterdam dans les années 1630. Ainsi à travers des extraits de trois ouvrages (Une brève histoire des crises financières de C. Chavagneux ; Famous first bubbles : The fundamentals of early manias de Peter M. Garber ; Tulipomnia de A. Goldgar) nous allons tenter de comprendre comment une simple fleur (« the most improbable of objects »[1] (P.4) comme le précise A. Goldgar) a pu susciter tant de « folie » ? L’historien néerlandais Theodrus Schrevelius parle en 1638 d’un « spirit was called up from hell »[2] (P.3). Nous allons répondre à cette interrogation tout en gardant une position critique par rapport à ces ouvrages.